The New Sydney Fox

10 mai 2010

AUSTRALIAN DREAMS: SPIDERRICK

PETIT COUP DE SPIDER SOLIDAIRE

Je vous l’avais déjà dit, l’Australie est bien plus sûre que la France. Moins de vols, moins de viols, moins de meurtres. Ici, un assassinat peut faire la première page pendant une semaine. En France, il n’est même pas sûr de trouver sa place dans les faits divers des journaux régionaux. Assez surprenant si on se souvient qu’il fut un temps où la moitié des Australiens étaient des criminels. Difficile donc d’expliquer la différence. Jusqu’à la semaine dernière. Et ce qui s’est passé dans un comic festival, aux alentours d’Adélaïde. Quelque chose qu'on ne croyait voir que dans les films, et qui pourtant s'est déroulée en vrai. Si, si, allez donc voir par .

spiderman

Spiderman a tellement bien fait son boulot que la majeure partie de son temps est consacrée maintenant à choper des voleurs de BDs. La classe. A côté, Superman, c'est juste un bigleux avec un costume débile.

OUI, Spiderman est Australien. Il a 45 ans, et il habite dans la petite ville d’Adélaïde. On comprend mieux pourquoi il y a si peu de délinquance en Australie.  Ca vous en bouche un coin, hein ! En même temps, c’est pas si surprenant. Honnêtement, Peter Parker, il a quand même bien plus de chances de se faire piquer par une araignée bizarre dans le bush que dans New York, non ? Je vous parle même pas du 11 septembre qu’il aurait sûrement empêché. Et les couleurs de son costume, bleu et rouge, sont celles du drapeau …. australien. Du coup, Barbie sale menteuse quand on pense aux années de désinformation pour nous faire croire que le super héros était américain. Alors qu’il est notable que Spiderman adore la vegemite.

Bref, arrêtez de croire la propagande U.S., ça nous dit n’importe quoi. A tous les coups, on apprendra la semaine prochaine que Batman est Suisse. Ca expliquerait comment il arrive à avoir autant de thunes sans jamais bosser.

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HORS SUJET

CHRONIQUES D'UN PARFAIT SCANDINASE

 

« Cet homme a payé tant de gloire

Par des malheurs que la mémoire

Ne peut rappeler sans effroi. »

Victor Hugo, in Au Colonel G-A Gustaffson à l’époque où le poète préférait Gustave à Napoléon. Il changera d’avis.

 

Il est né roi, il est mort colonel. Il avait hérité d’un royaume puissant, il a laissé en pays en pleine crise. Bien sûr, Gustave IV de Suède a manqué de chance, arrivant au pouvoir dans une époque troublée. Cependant, la grandeur de son échec ne tient pas seulement au hasard, mais aussi à des remarquables qualités de perdant dont il sut faire preuve tout du long de sa vie. Portrait d’un loser de haut vol.

 

Pourtant, comme on l’a dit, tout partait plutôt bien dans la vie du jeune Gustave qui voit le jour à la Cour de Suède le 1er novembre 1778. Son papa, Gustave III, est du genre sacré costaud. Devenu roi à la suite d’un coup d’Etat, le « Gus » a réorganisé son pays de manière drastique. Il reprend tous les pouvoirs au Parlement, et applique un concept à la mode à l’époque, celui de despote éclairé. En gros, le Roi décide de tout, mais comme il le fait bien, tout le monde n’a qu’à fermer sa gueule. Faut avouer que Gustave III fait plutôt du bon boulot. Il abolit la torture, rend l’enseignement primaire plus facile d’accès, améliore la condition des paysans grâce à des mesures audacieuses. Mieux : il fout même une branlée à la Russie en 1790, reprenant quelques territoires. Surtout il force l’impératrice Catherine II à signer une paix humiliante après avoir perdu 7000 hommes dans la bataille. Bref, normalement, « Gus Jr » a de quoi tenir. Oui, du moins s’il est bien le fils de Gustave III. Lorsque Gustave-Adolphe naît en 1778, ses parents sont en effet mariés depuis … 18 ans, sans jamais avoir eu d’enfant jusque là. De quoi alimenter bien des soupçons sur son illégitimité. Et le pire, c’est que vu comment il va se planter, on ne serait pas étonné que Gustave IV n’ait finalement rien à voir avec son prétendu père. Lorsque ce dernier est assassiné en 1792 au cours d’un bal masqué, Jr monte sur le trône. Il a alors seulement 14 ans, et va laisser la régence à son oncle, Charles. La régence n’empêche pas le jeunot de faire ses premières conneries. Et de dévoiler son remarquable don pour la politique étrangère. En 1794, il est sur le point d’épouser Alexandra Pavlona, infante de Russie. Mais renonce au tout dernier moment, alors que les festivités sont prêtes. Non seulement la Suède passe à côté d’une alliance solide avec la Russie, mais en plus l’impératrice Catherine III, humiliée en gardera une rancune sévère contre le jeune souverain. Un an plus tard, Gustave parvient à se mettre à dos le Danemark. Il donne en effet le droit de naviguer aux Anglais sur un espace proche de Copenhague, ce qui déplait beaucoup à ses voisins. Des siècles plus tard, les Suédois et les Danois ne peuvent toujours pas se piffer. Du beau boulot. Pour que la performance soit complète, Gustave se brouille enfin avec la France. Il est très bon pote du duc d’Enghien, basé à l’époque en Suisse. Très bon pote du duc d’Enghien, Gustave décide de faire la gueule à la France quand celui-ci est exécuté par Napoléon en 1804. Mettant fin à 20 ans de bonnes relations entre les deux pays. Bref, en à peine quelques mois, la Suède a réussi à perdre tous ses soutiens dans la région, en tension avec la France, la Russie et le Danemark. Du génie diplomatique rare. Gustave pour résoudre le conflit israélo-palestinien ?

 

Mais le meilleur est à venir. Lorsque Napoléon décide de conquérir toute l’Europe, juste comme ça, « Gus Jr » se range bien sûr dans la coalition antifrançaise. Il rêve alors d’égaler les performances militaires de Papa, pour que tous ses opposants se la ferment une bonne fois pour toutes. Il fait donc venir son armée en Prusse en 1805, mais … trop tard. Napoléon a déjà vaincu à Austerlitz quand les Suédois débarquent. Gustave tente en vain de croiser les armées du Corse pendant plusieurs semaines, avant de repartir, tout penaud, chez lui. Encore tout énervé, il engueule la Prusse qui a alors fait la paix, lui reprochant de l’avoir privé de gloire militaire. En réponse, les Prussiens attaquent la Suède, et mettent en déroute l’armée de  « Gus Jr ». Se rendant compte que le nouveau roi est beaucoup moins bon que son prédécesseur, les Russkofs décident de réagir. Ils signent en 1808 la paix de Tilsitt avec Napoléon, où les deux Empires décident de se partager la Suède. Oui, la même combine tordue qu’en 1939 avec le pacte de non-agression. Et oui, ça terminera de la même façon avec Napoléon assaillant la Russie juste après, comme Hitler en 1941. Quand on vous dit que l’Histoire se répète… La Russie envahit donc la Suède la même année. Gustave part à la tête de ses troupes, mais attaqué sur plusieurs fronts, il se fait tailler en pièces. La Finlande est conquise par les armées russes, qui l’annexent, alors que la région appartenait à la Suède depuis le 12e siècle ! Sentant le bon coup, les Danois, toujours énervés du sale coup que leur a fait Gustave en 1792, se lancent à leur tour à l’attaque, et se rapprochent petit à petit de Stockholm. Cerné de tous les côtés, sans aucun véritable allié, « Cumulo Nim-Gus » récolte les fruits de 20 ans d’une politique étrangère très performante. Conséquence directe : il se fait renverser par un complot de nobles suédois en 1809. Comme tout loser qui se respecte, Gustave essaie de s’évader, et se foire, étant désarmé deux fois... « Gus Jr » abdique le 19 mars, signant un papier où est écrit : « Nous regrettons de ne pouvoir faire le bien de cet ancien royaume ». On aurait pas dit mieux…

 

Là où Gustave est un perdant magnifique, c’est dans sa volonté avouée de bien faire, et sa capacité incroyable à se planter quand même. Au niveau militaire donc, avec toutes les branlées qu’il s’est prises, vaincu par la France, la Prusse, la Russie et le Danemark, liste non exhaustive. Au niveau politique aussi. Ainsi le Roi vend un de ses territoires vers 1794 dans le but de baisser les impôts de ses sujets. Lesquels ne retiendront que la perte de terres. Sans même se rendre compte qu’ils ont plus de sous. De même, si Gustave-Adolphe (tiens Adolphe en deuxième prénom…) abdique aussi facilement, c’est qu’il espère que ses fils pourront prendre sa place. Las, accusés d’être illégitimes, ils sont dégagés de la succession, et c’est son … oncle qui devient roi, sous le nom de Charles XIII. On n’est jamais mieux trahi que par sa famille. Autre exemple, une fois démis en 1809, Gustave renonce à sa pension. Un beau geste, mais qui conduit à la séparation d’avec sa femme, pas folle, et sûrement plus amoureuse de son trône que de son homme. Comme l’annonce un chroniqueur de son époque : « Gustave est critiqué comme un époux sévère envers son épouse : mais un mari peut-il aimer sincèrement sa femme, sans être sévère avec elle ? ». On a les soutiens qu’on mérite…  Un peu paumé, Gustave devient « Comte de Gottorp » et tente de rejoindre une communauté religieuse, les frères moraves. Qui le refusent, apeurés par sa célébrité, pas forcément reluisante. Sans se démonter, « Gus » crée son propre mouvement, « Les Frères Noirs » et appelle à un pèlerinage en terre sainte. Une annonce qui fait un bide retentissant, sûrement moins entendue que le dernier album de Magalie Vaé. Déprimé par ce nouvel échec, le comte de Gottorp se fait ensuite appeler le duc d’Holstein pour essayer de repartir à zéro. Retenant la jurisprudence Colomb, il tente d’arnaquer son monde en écrivant sa propre autobiographie, « Mes premiers faits d’armes », où il expose son courage et ses talents tactiques. Problème : personne n’est dupe, et l’ouvrage passe totalement inaperçu. Manquant de ressources, « Lard-Gus » est obligé de demander de l’aide au roi d’Autriche, qui lui donne une pension correspondant à un emploi, dans les alentours de Saint-Gall. C’est là qu’il décède dans une taverne, dans l’anonymat le plus complet, seul et ruiné en 1837, près de 28 ans après s’être fait virer du trône de Suède. Gustave IV de Suède meurt sous le nom du colonel Gustaffson, pseudonyme qu’il s’était choisi dans les dernières années de sa vie. Tout est dit. Dernière preuve ridicule de ses rêves de splendeur guerrière.

 

Bref, si Papa est très fort dans un domaine, essayez pas de l’imiter, ça ne  marche jamais. Vous allez juste réussir à vous taper la honte. Le seul qui ait jamais fait mieux, c’était George W. Bush et vous avez vu comment ça a fini. Alors sérieux, abstenez-vous.

 

Ca vaut pour Gustave IV, mais aussi pour vous, Alexandre Brasseur, Arthur Jugnot, David Halliday, Thomas Dutronc, ou même, toi, Jean Sarkozy. Merci de votre compréhension, les mecs.

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Gustave IV accueilli par ses admirateurs à son retour de campagne en 1809. Comme le dit un commentateur de l'époque: "On en a fait le tour. Gustave est fait."

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04 mai 2010

HORS SUJET: OUI ENCORE UN

QUAND ZINEDINE, VERONIQUE !

BLABLA

Le journalisme se meurt. Si, si. Tout se perd. En moins de cinquante ans, on est passé d’Albert Londres à David Pujadas. Sans que la faute des journalistes. Non, non. Le monde est juste devenu chiant. Il ne se passe plus rien, de nos jours. Nada, que dalle, la bérézina. Ah la Bérézina, ça c’était du vrai sujet de 20 heures ! Avec Napoléon en invité du JT, ça aurait de la gueule, bordel ! Non, au lieu de ça, on a droit qu’à des conflitoïdes bizardesques dans des pays imprononçables. Dîtes ce que vous voulez, le Rwanda, le Darfour, la Serbie, franchement, ça fait pas rêver.

Que voulez-vous qu’on fasse de ces guerrounettes étrangesques au possible ? Des fois, ce sont les habitants d’un même pays qui se battent entre eux, les cons. Inutile d’essayer d’expliquer aux gens un tel foutoir, ils s’en fichent. Imaginez le Texan qui allume la télé, qui voit des troupes russes en Géorgie, et qui flippe sa mère devant un retour de la guerre froide. Deux minutes plus tard, il a compris qu’on parlait pas de l’Etat américain, mais du machin européen vachement loin, là. Vous fatiguez pas, le type a déjà zappé pour mater la fin de Pop Idol. Et il a bien raison. Non mais l’Abkhazie, sérieux, c’est quoi ce nom ?

Devant ce terrible problème, les journalistes ont tout essayé. Tout. Depuis des années, Jean-Pierre Pernault parcourt la France héroïquement à la recherche de sujets de reportage toujours plus improbables. Hélas, ils commencent à manquer. D’autres chaînes de télé créent leurs propres stars. En vain. Mickaël Vendetta pour remplacer Louis XIV, qui y croit vraiment? Bref, tout le monde désespérait grave, avant de découvrir la solution : parler de FOOT tout le temps. Aussitôt dit, aussitôt fait. Rigolez pas, c’est avec ce genre de logique que Zidane est devenu le Français le plus connu au monde devant Napoléon, Victor Hugo et ta mère.

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Et nous remercions Maximilien Robespierre pour cette formidable émission. La semaine prochaine, nous recevrons Georges Danton, du moins s'il est toujours vivant...


Si vous vous êtes toujours demandé pourquoi on avait autant de football partout, maintenant vous savez. C’est vraiment plus simple que la politique, un match de foot. Sérieux, si les Israëliens et les Palestiniens s’affrontaient avec un ballon plutôt qu’avec des balles, ils feraient beaucoup moins chier le monde. Même la Corée du Nord joue au football. Même la Micronésie a sa propre équipe. Mais si, l’île du Pacifique, bande d’ignares. Le foot est magique. La FIFA a aujourd’hui plus d’adhérents que l’ONU. Une seule ombre au tableau, les joueurs. Oui, le football, ce serait vraiment mieux sans les footballeurs.

L’emmerde avec eux, c’est leurs deux points communs avec les hommes politiques : ils disent beaucoup de conneries –mais sans le faire exprès, eux-, et ils trompent toujours leurs femmes. Tous. Ronaldo, John Terry, Ashley Cole, Dominique Strauss-Kahn, tous, je vous dis. Comportement bizarre d’ailleurs, parce qu’ils ont tous des épouses superbes. Mais non, question d’honneur, il faut y passer. Quitte à payer une prostituée mineure pour pouvoir le faire. Le souci, c’est qu’à force, on tombe fatalement dans le théorème de Klose. Qui tient son nom de l’attaquant du Bayern et de la Mannschaft Miroslav Klose.

D’origine croate, Klose est un joueur allemand qui faisait le bonheur du Werder de Brême il y a quelques années. Aussi celui de sa femme, visiblement, qui attendait un enfant. Oui mais voilà, quand Klose Jr est né, il était noir. Et ressemblait à s’y méprendre au Camerounais Patrick Owomyela, coéquipier de Klose au Werder. Fin de l’histoire d’amour avec le fille et le club pour Klose, qui s’en est allé jouer pour le Bayern de Munich. Donnant par le même coup un cas pratique fréquent dans le milieu du foot, le théorème de Klose donc.

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A la décharge de Frau Klose, la conception du goût vestimentaire de son mari est tout à fait particulière...


Le théorème de Klose est en fait plus un syllogisme, mais syllogisme, ça sonne moins bien. Il découle des trois affirmations suivantes :

N°1 : Les joueurs de football ont toujours de très belles épouses.

N°2 : Ils veulent malgré tout avoir des aventures extraconjugales avec d’autres belles femmes.

Conséquence : Ils finissent donc fatalement par tomber sur la femme d’un autre joueur.

Le théorème de Klose ne dépendant pas du niveau du joueur, la mésaventure arrivée à Miroslav peut tomber sur n’importe quel joueur, Zinedine Zidane comme Branko Boskovic. Tiens, revoilà Zidane.

 

Zizou a une très belle femme, qu’il a en plus rencontrée avant de devenir célèbre, lorsqu’il était encore tricard à Cannes. Lorsqu’il jouait à la Juventus de Turin, son épouse aurait suscité les convoitises de l’ignoble Filippo Inzaghi, attaquant du club à l’époque. Lequel aurait alors eu des rapports peu clairs –ou au contraire trop clairs- avec Mme Zidane. « Pippo » ou pas, cette histoire serait revenue aux oreilles de Materazzi. Qui en aurait profité pour lancer à notre idole la diatribe suivante : « Si je veux ton maillot, j’irai le demander à Inzaghi ». Coup de tête de Zizou, coup sur la tête pour les Bleus, et les Macaronis sont champions du monde.

Rien ne dit que cette histoire est vraie. Mais elle est en tout cas bien plus probable que l’hypothétique insulte sur la sœur de Zinedine. Déjà, on ne sait même pas si elle est jolie. Si, c’est important, cf la première affirmation du théorème de Klose. En plus, difficile de comprendre pourquoi Zidane ne l’aurait pas dit. Moi, je ne me prive jamais de narrer la fois où j’ai sauvé ma sœur d’une quinzaine de Péruviens moustachus aux intentions perverses. A l’inverse, dire à la France entière que l’on est cocu, devant Laurence Ferrari, là, c’est déjà plus la honte. Elle se tient pas trop mal ma version, hein ?

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Et là, il m'a dit qu'Elvis Presley voudrait jamais chante avec moi parce qu'il était mort... Vous comprenez, j'ai perdu mes moyens...


Bref, comme pour Jacqui, les médias se sont lancés tête baissée sur l’os qu’on leur a jeté. Bon, on s’en fout un peu de la vie de Zidane, du coup, c’est pas grave. Certes, mais imaginez ce que cela pourrait être pour des choses plus importantes. Le 11 septembre, la guerre en Irak, le taux de chômage. En 1799, Napoléon a transformé sa désastreuse campagne égyptienne en succès total, grâce à une comm’ de taré. Un peu plus récemment, en 1938, Orson Welles a fait croire à des millions d’Américains à une attaque de Martiens. Rien qu’en lisant la Guerre des Mondes à la radio.

Bon, plus important, un petit conseil pour les mecs qui veulent garder sa copine. Dîtes partout qu’elle ne sait pas cuisiner les pâtes, ça éloignera les Italiens. Faîtes gaffe en revanche, ça ne marche pas pour les Espagnols.

Sinon, la prochaine fois, si j’ai le temps, je vous expliquerai pourquoi, pour la plus grande majorité d’entre vous, vous avez déjà raté votre vie.

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De toute façon, l'important dans la vie, c'est de bien faire sa taffe, euh son taff pardon...

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01 mai 2010

HORS SUJET

SA FEMME S’APPELLE JACQUI

Un jour, tandis que j’étais dans un bar à la bibliothèque, j’ai eu l’occasion de parler un peu avec un Britannique, venant des alentours de Leeds. Après quelques minutes de conversation, le type m’a demandé de manière très sérieuse quand j’avais appris à parler le Français. Je lui ai alors appris la terrible vérité.  Quand on est tous jeunes, en France, on parle l’anglais parfaitement, comme dans tous les pays civilisés. A l’âge de 12 ans, on commence néanmoins à apprendre le français, juste pour faire chier les touristes. Et on prend exprès un accent terrible en anglais pour pas être compris. Oui, nous sommes des salauds.

 

Les Anglais se foutent souvent de notre gueule, et ce n’est pas un secret. Oui, les Anglais, ceux-là même qui sont pas foutus de faire comme les autres. Qui sont obligés de compter en miles, en inches, en feet, en pounds, en pences quand le reste du monde s’est mis d’accord sur le mètre, le kilo, ou même l’euro. Qui conduisent à gauche en étant persuadés que c’est une tradition, alors qu’ils s’y sont mis juste pour faire chier Napoléon, qui avait établi la conduite à droite dans toute l’Europe durant l’Empire. Qui nous rappellent Crécy, Azincourt, le bûcher de Jeanne d’Arc, les défaites en demi-finales de Coupe du Monde 2003 et 2007. Oh putain, la demi-finale de 2007…

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Les lignes anglaises mettant à mal la fine fleur de la chevalerie française à Crécy, 1316, sur une gravure d'époque.

 

N’empêche que les Rosbifs nous ont offert l’an dernier une belle histoire drôle. Au milieu des scandales des notes frais est apparu le cas de Jacqui Smith, Ministre de l’Intérieur. La première femme à occuper le poste –comme par hasard…- avait en effet fait avec l’argent de la Nation des achats bien surprenants. Deux films d’auteur, sobrement intitulés Happy Husbands and Willing Wives, et le très controversé Dirty Debutantes, au message politique vraiment engagé. Le tout commandé du bureau de la Ministre, et donc comme dit plus haut aux frais du contribuable. Un jour où la Ministre était en déplacement…

 

Très vite, les soupçons se sont dirigés vers son mari et assistant parlementaire Richard Timney. A qui visiblement sa femme manque BEAUCOUP quand elle n’est pas là. Loin de se demander s’ils avaient affaire à un happy husband et à une willing wife, les tabloïds britanniques ont fait ce qu’ils font de mieux : se déchaîner en moqueries et interprétations vaseuses. Le malheureux Richard devant même faire des excuses publiques à tout le peuple de la perfide Albion, en direct à la télévision. Ou comment donner une remarquable image à tous vos futurs employeurs. Bien entendu, Jacqui a également été poussée discrètement à la démission fin juin 2009. Une vraie histoire à la Gaymard.

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On ne dirait pas, mais Jacqui Smith est une fumeuse de cannabis repentie. Prends ça Michèle Alliot-Marie.

 

Malgré tout, on sent bien que quelque chose cloche. On a du mal à imaginer Richard Timney, tout en manque de sa dulcinée qu’il soit, commander directement un film porno par la ligne officielle. Plutôt difficilement même après 22 ans de mariage. Encore plus bizarre, le couple n’a même pas implosé après l’évènement, restant même encore plus soudé qu’auparavant. Sans compter que c’est Jacqui Smith elle-même qui a dénoncé son mari aux journalistes. En sachant que cela allait le conduire à devoir avouer tout penaud devant les caméras de télévision qu’il avait beaucoup apprécié le jeu des acteurs actrices du bouillant Dirty Debutantes. Sans compter le twist final, vraiment surprenant.

 

Bref, tout de même difficile de croire que tout cela s’est réellement passé. Et en effet, cela ne s’est pas déroulé de la manière officielle. Richard Timney n’a jamais loué de films X. Celui qui a passé ces coups de fils embarrassants, c’est en réalité son fils, seul à la maison ce soir-là. Devant la controverse, les deux parents n’ont pas voulu jeter leur gamin en pâture aux journalistes. Sans compter la grosse te-hon que le jeune homme se serait pris devant sa classe, qui aurait continué jusqu’à l’université. On imagine même à son mariage son crétin de témoin lui souhaiter d’être un happy husband grâce à sa willing wife, le sourire aux lèvres. Il l’a échappé belle, le petit.

 

 

Richard Timney s’est donc dénoncé pour protéger son fils, et prendre pour lui la vindicte populaire. Et voilà que le mauvais mari est en fait un excellent père. A méditer.

 

Demain, si vous êtes sages, je vous dirai ce que Materazzi a réellement dit à Zidane.

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Désolé mec, mais fallait pas me dire que la théologie morale au sens kantien était une impasse concernant le questionnement philosophique intérieur par sa contradiction avec la pensée hegelo-spinosienne du monde sensible.

BONUS:

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On s'amuse bien le soir à Sydney...

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HORS SUJET

LE VOL DE COLOMB

 

« Christophe Colomb était le premier socialiste : il ne savait pas où il se trouvait, ni où il allait…. Et tout ça aux frais du contribuable. »

Winston Churchill

 

Il est aujourd’hui l’un des hommes les plus célèbres de l’Histoire. Il fait partie de ceux dont on dit qu’ils ont changé la face du monde. Il a même un pays à son nom, la Colombie. Bon, un Etat un peu bordélique avec des produits pas clairs. Mais quand même. Et pourtant, Christophe Colomb n’est pas entré dans l’Histoire en 1492, comme on le croit. A l’époque, ses contemporains le perçoivent comme il est vraiment : un loser de première, un poissard de haut niveau. Petite chronique d’une des plus grandes impostures de tous les temps.

 

Précisons tout d’abord que la poisse est tout un art. On ne devient pas loser, on le naît. Autant dire que dès le départ, le jeune Colomb a le bon profil. Le jeune homme, apparu quelque part en Italie, quitte aussitôt son pays natal pour naviguer. Faute de mieux, déjà. Direction le Portugal, où il trouve un rafiot en route pour l’Angleterre. Premier signe prometteur du destin : son navire est alors attaqué par les Français. Pour un début, c’est plutôt bien parti. Christophe Colomb détale illico à Lisbonne, et prépare alors son grand projet : rejoindre le Levant par le Ponant. En gros, ne plus se taper les attaques des Sarrasins pour rejoindre les Indes et leurs épices. Et pour ce faire, passer de l’autre côté, par ces endroits bizarres qu’on ne connaît pas trop. Où au même moment, les Aztèques et Incas sont en train de glander tranquillement sans se douter des terribles évènements qui les attendent. Déterminé, Colomb se prépare à son grand destin de perdant et va présenter son projet à tous les grands de ce monde. Se prend un premier vent du roi Jean II du Portugal, pas fou. Un deuxième vent d’Isabelle de Castille, pas folle non plus. Un troisième vent d’Isabelle de Castille, si, si. L’une des plus grandes forces des losers, c’est la persistance dans l’erreur. Qui pour Colomb va finir par payer. Finalement, sûrement parce qu’elle a marre de voir sa gueule, et qu’elle espère le voir se perdre au large, et aussi un peu pour des questions de fric, la Reine Catholique cède finalement en 1492. Christophe Colomb devient « Amiral de la Mer Océane », ce qui veut pas dire grand-chose, et prendra 10% des revenus de l’expédition. Pas super bien négocié quand on se dit qu’il prend tous les risques, mais bon. L’essentiel est fait, Colomb va vers son destin. On va bien se marrer.

 

1492, Colomb découvre un continent. Ah bon ? Ils doivent sacrément être cons les gens qui habitent là-bas, pour ne même pas avoir découvert leurs terres. Hum, hum. Bon, disons plutôt que Colomb est le premier Européen à arriver dans ce cas. Oui, mais alors, quid des Vikings menés par Bjarni Herljufson qui avaient posé le pied sur l’Amérique du Nord dès 986, soit juste 500 ans avant le Macaroni ? Hum, hum. Bon, peu importe, Colomb arrive à Cuba. Pire, il est persuadé d’être au Japon. Totalement aveuglé par son caractère de perdant, le « découvreur » fait même signer un document à tous ses marins leur empêchant d’affirmer le contraire, sous peine d’une amende, lors de son 2e voyage. Il pense cependant bientôt connaître la gloire. Raté. Au lieu de ça, Colomb se retrouve en taule dès 1500. A cause des conneries de son frère Bartolomo qu’il avait eu la bonne idée de nommer gouverneur. Mon frère, quelle galère. Il est libéré au bout de 6 semaines mais perd tous ses droits sur les territoires d’outre-Atlantique. Dommage, et surtout, plus de blé. Alors qu’il essaie toujours désespérément de trouver les Indes, qui sont à des milliers de kilomètres de là, Colomb se naufrage même comme une buse le 25 juin 1503. Et devra attendre un an les secours, jusqu’au 12 septembre 1504. Oui, pas de portable à l’époque. Colomb revient alors sur le Vieux Continent dans l’indifférence générale. Ruiné, mais pas trop déshonoré surtout par son passage en prison, Chris meurt le 20 mai 1506 à Valladolid. Et à part quelques potes à lui, tout le monde s’en fout. Un an plus tard, un autre Rital, plus malin, s’appelant Amerigo Vespucci, comprend qu’on a là affaire à un Nouveau Monde. Il se démerde donc pour lui donner son prénom, Amérique. Et là, avec son petit pays, Colomb peut toujours aller se rhabiller.

 

Et là, une question se pose. Comment malgré une vie aussi pathétique, Colomb est-il resté en si bonne place dans l’Histoire ? C’est que le navigateur a réussi une chose dans sa vie. Une seule, mais qui va changer son destin. Son fils, Fernando. Celui-ci est né d’une relation illégitime avec une noble espagnole que Colomb n’épousera jamais, espérant mieux jusqu’à sa mort. Peu importe, Fernando n’est pas rancunier. Il est même fier de son père qu’il considère comme un héros. Se rendant bien compte qu’il est le seul, il décide d’écrire une biographie romancée pour rendre justice à Christophe Colomb. Le livre est titré Histoire de l’Amiral et fait un véritable carton. En prenant quelques libertés avec la réalité, ce qui lui vaudra d’être décrite comme l’œuvre d’un rhéteur, d’un polémiste, farcie d’additions maladroites et d’interpolations par l’historien Harisse. Pour ceux qui ne voient pas trop le sens de la phrase, sachez juste que ce n’est pas gentil. Malgré tout, peu importe. Petit à petit, on oublie le vrai personnage pour ne retenir que la légende réécrite par Colomb Jr. Même légende qui est restée intacte jusqu’aujourd’hui, encore celle qu’on nous enseigne. Bref, dans la famille Colomb, le vrai petit malin, c’est le fils. Celui qui bizarrement a été totalement oublié de nos jours. Quand je vous dis que l’Histoire se joue au hasard…

 

Bref, si vous sentez que vous êtes en train de rater totalement votre vie, démerdez-vous pour faire au moins un gamin. On ne sait jamais, il vous sauvera peut-être la mise.

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Ultime malchance dans la vie de Christophe Colomb, pourtant pas épargné: il a été joué au cinéma par Gérard Depardieu. Si c'est pas la lose...

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26 avril 2010

AUSTRALIAN DANGERS: THE BIG GANG

OU WILLIAMS N’EST PAS UNE BONNE POIRE

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Le mec sur la photo s’appelle Carl Williams. A le voir comme ça, il n’a pas l’air très malin. En plus, il est né à Melbourne, et là, y a déjà de quoi sérieusement le vanner. Si on ajoute ça sa tronche de débile, on a vraiment envie de se payer sa tête. D’ailleurs, c’est pas pour rien qu’on l’appelle en Australie The Baby Face Killer. Oui, mais dans Baby Face Killer, il y a certes Baby Face, mais il y a aussi Killer. Parce qu’en vrai, Carl Williams, c’est 3 meurtres de sang froid. Et là, on a moins envie de se moquer de lui.

 

Comme plein d’autres avant lui, Carl ne sait pas trop ce qu’il veut faire de sa vie, et décide donc de faire comme Papa. Problème, Papa Williams est petit trafiquant de drogue minable. Du coup, Carl se lance dans le métier à son tour, au milieu des années 90. Autant dire que ça commence plutôt mal. En 1999, Papa et Fiston Williams se font choper par la police australienne avec 250 000 tablettes d’amphétamines. Sûrement pour la belle-mère de Rumsas, déjà. Premières emmerdes avec la justice avec des accusations de trafic de drogue, et 20 millions de dollars partis en fumée.

 

 

Le souci, c’est que Williams « BMW » avait un besoin pressant de l’argent. Parce qu’il doit alors des milliers de dollars à la famille Moran. Et un emprunt chez la famille Moran, c’est beaucoup plus dangereux pour la santé qu’un fonds subprimes. Lewis Moran, le père, est une figure du milieu depuis des années. Dans un monde où rien que survivre autant de temps est en soi une carte de visite. En bon paternel, il a fait entrer dans le business familial son fils, Jason Moran, et celui de sa femme, Mark Moran.

 

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Fort étrangement, et comme beaucoup de gangsters, Carl Williams ne portait pas de bretelles. Ce qui semble contredire la théorie prétendant qu'elles apportent une certaine classe vestimentaire.

Le problème pour Williams, c’est que la famille Moran considère le trafic de drogue plutôt comme un business lucratif que comme une œuvre caritative. Or la justice a une fâcheuse tendance à se déclarer incompétente dans les litiges liés aux transactions de stupéfiants. Il faut donc trouver d’autres solutions pour les régler. Jason Moran décide donc de montrer l’exemple un beau jour d’octobre 1999. Il tire plusieurs fois sur Williams, mais rate son coup. Résultat pour ce dernier : une balle dans l’abdomen, et une rancœur tenace envers les Moran. Qui ne se doutent pas à qui ils ont affaire.

 

Alors qu’il paraissait en situation de faiblesse, Carl Williams va retourner la situation de manière spectaculaire en déclenchant une guerre des gangs sanglante. Le 15 juin 2000, Mark Moran est abattu chez lui. Le 21 juin 2003, presque 3 ans plus tard, c’est Jason Moran qui est tué sauvagement dans sa voiture. Sous les yeux de ses 2 enfants, assis tranquillement à l’arrière, et qui n’ont rien perdu de la scène. Enfin, le 31 mars 2004, Lewis Moran prend deux balles dans la tête alors qu’il jouait au poker dans un club du centre de Melbourne. Autant de jolis revers infligés par Williams.

 

Oui, mais attention. C’est peut-être con de le dire, mais autant de coups de feu, ça fait du bruit. Carlito a via son OPA plutôt offensive récupéré des grosses parts du marché. Néanmoins, il a aussi attiré l’attention des autorités régulatrices. Peut-être satisfaite de ce petit ménage, la police australienne se réveille d’un coup. En 2004, balancé par un ancien complice, le « Baby Face Killer » est arrêté, et chargé avec 4 meurtres, dont celui des frères Moran. Résultat : 2 condamnations à vie, et 84 ans de prison. La beauté des procès anglo-saxons, où on dirait que le coupable en prend pour plusieurs vies.

 

Une histoire digne d’une série télévisée, et c’est d’ailleurs ce que pense la chaîne australienne Nine Network. En février 2008 est diffusée Underbelly qui retrace très exactement la guerre des gangs de Melbourne entre 1995 et 2004. Partout sauf dans l’Etat de Victoria, ce qui empêche Carl Williams de découvrir l’acteur ayant repris son rôle, ou même les passages où sa femme Roberta le trompe. Peu importe, Underbelly est un carton, qui donnera d’ailleurs lieu à deux autres saisons, elles aussi basées sur des faits réels. Ils sont fous ces Australiens.

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Avec les Sims: Underbelly, toi aussi crée ta propre famille de malfrats!

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De toute façon, Carl a d’autres soucis. Il sait qu’il ne pourra pas avoir de permission avant ses 71 ans, et que le business, repris par son ex-femme, va moins bien depuis son départ. Désireux de donner un avenir à sa fille, il décide de collaborer à la justice en échange du paiement intégral de l’éducation de cette dernière, aux alentours de 8000 dollars au total. Soit tout de même 5600 euros environ. Le tout bien sûr dans le secret absolu. Si Williams est encore vivant, c’est surtout parce qu’on l’a un peu oublié. Les Moran n’ont en effet plus besoin de lui pour s’entretuer. Desmond Moran, frère et oncle de, est en effet assassiné en 2009 sur ordre de Judy Moran, veuve et mère de. Pour une banale histoire d'héritage à propos du patrimoine familial.

 

Bref, tout va bien jusqu’à l’Herald Sun décide de foutre le bordel. Le 19 avril, le journal révèle en première page les tractations. Sous le titre fort intelligent, sans exagération ou extrapolation : « Les études de la fille du monstre payées par le contribuable ! ». Pas de choune pour Williams, ses amis criminels regardent aussi les informations. Ils ont été ravis d’apprendre sa coopération avec les services de police. Et le jour-même, l’un de ses codétenus le matraque à coups de morceau de vélo d’appartement après une séance de gym. Tout un programme. D’ailleurs les Australiens n’ont même pas parlé du volcan islandais, préférant se concentrer sur cette affaire d’importance mondiale.

Bref, encore une preuve s’il en fallait une que les journalistes peuvent créer l’information. D’ailleurs, dans une attitude très classe, l’Herald Sun a rejeté publiquement toute responsabilité dans la mort de Williams. Mieux, le rédacteur en chef a même indiqué en édito qu’ « on ne le regretterait pas ». Sans même se demander s’il causera des ennuis à la fille Williams, âgée aujourd’hui de 8 ans. Dont le nom a été jeté en pâture à tous ses copains de classe. Tant pis pour elle, elle aura qu’à faire trafiquante comme ses parents. On devrait d’ailleurs déjà la foutre en taule pour qu’elle finisse la peine de son père, tiens. Non mais. Sale gosse, va.

 

Morale de l’histoire : c’est quand même pas à Sydney que tout ce bordel serait arrivé. Je dis ça, je dis rien.

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N'empêche, moi, je préférais quand les tabloïds australiens se contentaient juste de reprendre la 3e page du Sun. Ils auraient du en rester là.

 

 

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La fille de Carl Williams, 7 ans, ou plutôt pardon, la fille de "l'horrible monstre, pire ennemi de l'Etat de Victoria, tueur de sang froid de plusieurs personnes" pour respecter la ligne éditoriale de l'Herald Sun. On déconne pas avec l'information.

  

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19 avril 2010

AUSTRALIAN DREAMS: ULURUTINE

REFRENEZ VOS ENVIE D’AYERS

 

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Vous aussi, partez à la découverte de l'Ayers Rock,  ce lieu magnifique perdu, loin de tout, et de tout le monde...

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Il y a deux semaines, j’ai parcouru des milliers de kilomètres pour voir un caillou. Un énorme caillou avec rien autour. Bon, dit comme ça, ça fait un peu con. Mais voilà, aller en Australie sans même être passé par l’Ayers Rock, c’est comme visiter la France sans te faire prendre en photo devant la Tour Eiffel. Tu passes pour une grosse buse, et tout le monde se fout de tes autres photos. Remarque, nous, au moins, en France, on s’est quand même démerdés pour foutre la Tour Eiffel dans un endroit un minimum civilisé. Pas en plein milieu du désert, quoi. Ces Australiens alors…

 

De toute façon, vaut toujours mieux bouger, t’apprends des choses. En fait, le nom du gros rocher, c’est Uluru, le nom que lui ont donné les Aborigènes depuis des siècles. Oui, mais voilà. Quand William Gosse, explorateur de son état, redécouvre en 1873 un endroit où des gens vivent depuis toujours, il ne pense pas à leur demander, à ces sauvages. Du coup, il rebaptise le lieu sacré l’Ayers Rock, du nom d’Henri Ayers. Qui n’est autre que son supérieur hiérarchique, le gouverneur de South Australia. Un sacré petit fayot, le William. Sale Gosse, va.

BLABLA

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.... partez à la trace des Aborigènes et de leur survie difficile sur une terre aride et sèche...

BLABLA

 

C’est un peu comme si un jour un type arrivait vers le Mont Blanc en chameau – oui, Gosse était arrivé en chameau à Uluru. Il s’arrête, regarde le spectacle, trouve ça beau. Il voit les gens de Chamonix pas loin le mater hébété, mais il s’en fout. Il plante un panneau disant que désormais cette jolie montagne sera le Mont Ayers et se casse, laissant les habitants en plan. Et tant pis s’ils sont pas contents. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui y a plus que les ringards qui appellent l’Ayers Rock l’Ayers Rock. Ou les amateurs de mauvais jeux de mots. Parce que bon, Uluru…

 

Bien entendu, changer le nom, c’était pas suffisant. C’est bien gentil, mais ça aide pas à boucler les fins de mois. Alors, on a commencé à amener des touristes, à Uluru, à partir des années 1940. Et tant pis si c’était un lieu sacré pour les Aborigènes. Tant pis si monter Uluru n’est permis dans leur croyance qu’aux jeunes hommes après leur maturité. Dépossédés de leur terre, les malheureux voient durant des années impuissants des Japonais, Chinois, Européens, sortir 5 minutes de leur bus pour tenter l’ascension, prendre une photo, et retourner dans le car, parce que bon y a la clim’.

BLABLA

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.... Où vous pourrez dormir en pleine communion avec la nature, comme nulle part Ayers....

BLABLA

Heureusement, les années 80 arrivent. Devant le scandale international, le gouvernement australien commence à reconnaître la légitimité des revendications aborigènes sur plusieurs territoires. Notamment sur celui d’Uluru, qui est rétrocédée à la communauté Anangu le 26 octobre 1985. Un grand changement, la fin d’une ère, le début du renouveau, blablablabla. De manière pratique, facile de voir la différence. Avant, on laissait les touristes monter. Maintenant, on … les laisse monter, mais on leur dit bien avant que c'est vraiment pas cool.  Super efficace.

 

Pendant ce temps, les Aborigènes sont appelés « propriétaires traditionnels ». Propriétaires traditionnels ? Une jolie formule hypocrite pour montrer qu’ils sont propriétaires, mais pas trop. Et pour cause, on ne les voit qu’en photo. Même dans la boutique « 100% Aboriginal-owned », ce sont des caissières blanches qui travaillent. Idem pour tous les rangers du parc. Car en réalité Uluru n’a pas été redonné sans contrepartie. Une clause stipulait que les Anangu devaient pour le récupérer donner un bail d’exploitation de 99 ans à la National Parks and Wildlife Agency. Qui est donc en réalité toujours propriétaire.

BLABLA

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.... Goûtez aux mets des Anciens retrouvés par nos meilleurs chefs, dans les mêmes conditions où les prenaient, autrefois, les chasseurs solitaires perdus en plein bush...

BLABLA

 

Pourquoi 99 ans ? On suppose que le gouvernement espère qu’à cette date, au rythme où ça va, la population aborigène se sera définitivement éteinte. Sachant que ceux qui ont représenté un jour 100% de la population du pays n’en sont plus qu’1% aujourd’hui, on est plutôt bien parti. Avec un peu de chance, le reste sera en prison, et la National Parks and Wildlife Agency pourra « reprendre » possession d’Uluru, dont elle n’a pour le moment jamais perdu le contrôle. On ne plaisante pas avec le trésor du pays.

 

Bref, pas étonnant qu’après des combines pareilles, les chiens du pays soient tous dingos.

BLABLA

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L'Ayers Rock Resort, pour vivre une expérience sauvage et unique, avec des photos qui impressionneront tous vos amis. Enfin ceux qui n'y sont pas allés...

 

 

 

 

 

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30 mars 2010

AUSTRALIAN DANGERS: CREZY PAÏLOT

LES MAINS EN L’AIR !

 

"Tu ne voleras point" [Les Dix Commandements.]

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"Non, mais tu crois quand même pas sérieusement que je vais me taper le chemin jusqu'à Sydney à pied? [Marc Janssen]

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Quand on part de l’autre côté de la planète, les perceptions changent. Les distances ne sont par exemple plus les mêmes. Ici, Sydney et Melbourne, malgré les 869 kilomètres entre elles, paraissent très proches. Alors qu’en France, Bordeaux et Paris, même si séparées que de 599 kilomètres, c’est le bout du monde. Et rien à voir avec le fait que les Australiens n’aient pas réussi à inventer le TGV. Juste qu’en Australie, on peut rouler tout droit pendant une semaine sans quitter le pays. La classe.

 

Du coup, il en faut des avions pour ceux qui auraient la drôle d’idée d’aller à Adélaïde, ou encore à Alice Springs. Parce que mine de rien, Sydney-Perth équivaut à un Londres-Moscou. De ce fait, l’Australie est le paradis des compagnies low-cost dont 4 dominent le marché : Virgin Blue (oui, comme la radio), Tiger Airways (oui, comme la bière), Jetstar (oui, comme la compagnie aérienne), et Qantas, sûrement la moins chère. Les 4 se faisant une concurrence acharnée à coups de réduction, d’itinéraires improbables ( qui n’a jamais rêvé d’un mystérieux Perth-Kuala Lumpur ou d’un  excitant Adélaïde-Phuket ?), et autres offres spéciales. Quitte à mettre une pression énorme sur leurs pilotes.

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Qantas, des vols super logiques, à un prix imbattable...

 

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Ce qui devait arriver est donc arrivé, l’une des compagnies, en l’occurrence Qantas, s’est pris un procès dans la gueule de la part d’un ancien employé. Oui, Qantas, celle qu’on cite dans Rain Man . Qui n’avait jusque là fait parler d’elle en mal qu’en 2005, lorsqu’elle avait interdit que les enfants non accompagnés soient assis à côté d’hommes dans ses avions, de peur de sévices sexuels. Officiellement, ils avaient été accusés de sexisme. Officieusement, on comprend qu’ils n’aient pas eu le courage de dire qu’ils pensaient surtout aux prêtres.

 

Bref, du coup la sanction tombe cette année en la présence d’un certain Bryan Giffen. Lequel Bryan avait un petit problème psychologique. Dès qu’il était aux commandes d’un avion, des pulsions le poussaient à vouloir le faire crasher. Bryanair a ainsi décrit comment il devait parfois retenir de toutes ses forces sa main gauche, alors que celle-ci voulait  toucher le joystick, quitte à la coincer dans sa ceinture de sécurité. L’homme aurait été plombier ou boucher que personne n’en aurait jamais eu rien à carrer. Oui, mais voilà, Bryan Giffen était pilote, pour la compagnie Qantas et depuis 1966.

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Bryan Giffen et son copilote Harry Dunningham lors du dernier vol du pilote, en mars 1982.

 

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Plusieurs fois, « Where-is » Bryan prévient ses patrons de ses petits soucis avec lui-même. Un peu sceptique, ceux-ci lui rient au nez, et continuent à l’affecter à des vols. De 1979 à 1982, Giffen effectue plusieurs voyages, toujours crispé en pensant à sa salope de main gauche. Sans que les passagers des vols Perth-Singapour, ou Sydney-Melbourne ne se rendent compte de rien. Jusqu’à qu’après une dernière frayeur, « Bryan-à-foutre » décide de décrocher, et démissionne. Puis plus rien, jusqu’à cette année. Accusant ses ex-boss de l’avoir poussé à bout, Giffen les attaque en justice fin 2009.

 

Il explique alors aux juges comment il a été forcé à revoler, malgré ses avertissements répétés au sujet de ses petites absences. Notre Gifted Giffen a du bien se démerder,  les autorités australiennes l’ont cru. La semaine dernière, elles ont condamné la compagnie Qantas à lui payer des dommages et intérêts. Du coup, en plus de s’être bien foutu de la gueule de tout le monde, « Kobe » Bryan a récolté 160 000 dollars, plus le remboursement des coûts médicaux ! Si jamais sa victoire se confirme en appel, il aura bien mérité le titre du Branleur le plus génial de l’année 2010. Le coup de la main gauche, une putain de trouvaille !

BLABLABLA

 

Sinon dans deux jours, je prends un vol pour Uluru pour aller voir à l’Ayers Rock. Un vol Qantas, bien sûr. J’ai hâte.

BLABLABLA

BONUS:

Heureusement pour moi, "QANTAS NEVER CRASHED, QANTAS NEVER CRASHED!" Notez au passage que Tom Cruise est obligé de préciser Melbourne, AUSTRALIA pour que le public américain sache de quoi il parle.

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27 mars 2010

AUSTRALIAN PIPOL: KIFF OUINDCHETTEUL

POURQUOI KEITH N’EST PAS KIFFANT

BLABLABLA

"Il ne peut y avoir qu'une seule vision de l'Histoire de l'Australie" [Sir Anthony Mason]

"Peut-être, mais y a des historiens australiens sacrément myopes." [Marc Janssen]

Aujourd’hui, je vais vous parler de Keith Windschuttle. Vous ne le connaissez pas, mais Keith est l’un des historiens les plus célèbres d’Australie. D’ailleurs, à force de lire des ouvrages, il est obligé de porter des lunettes. A force de réfléchir, il n’a plus de cheveux non plus. Il a un petit air d’Olivier Mazerolle[1], si y en a qui se souviennent de lui. Keith Windschuttle a fait ses études à l’University of Sydney, il était plutôt bon d’ailleurs, et il est de droite. A part ça, c’est aussi un gros con.

Keith est en effet connu pour avoir foutu la merde pour ce qui est le plus gros débat d’intellectuels en Australie, les « History Wars »[2]. Le but du jeu ? Savoir à quel point les colons européens ont été vilains avec les Aborigènes à leur arrivée sur l’île. Tout a commencé par The Great Australian Silence, un bouquin de 1968 d’un certain Stanner qui se plaignait que le sujet des violences des colons ne soit jamais abordé. Ce qui à l’époque était vrai. Les Aborigènes, à l’époque, n’avaient le droit de vote que depuis 7 ans, et l’on commençait à peine à mesurer l’horreur des Stolen Generations[3]

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Les Aborigènes opprimés par les colons? Alors là, jeune homme, laissez moi vous dire: LOL.

Oui, mais voilà, Winschuttle était pas franchement d’accord avec ce délire. Il a donc sorti ses propres pavés, sobrement intitulé The Fabrication of Aboriginal History[4] et The Myths of the Border Massacres[5].  Où il accuse ses confrères d’avoir franchement exagéré sur la méchanceté des colons, notamment sur le nombre d’Aborigènes morts à cause des Européens. Bon, savoir si c’est 30 000 aborigènes et pas 60 000 qui ont été tués, je vois pas trop l’intérêt, mais ça doit être un truc de scientifique. Peut-être qu’au bout du 50 000e, y a une réduction à la clé pour un frigo. J’ai du rater la pub.

Mieux, Windschuttle reproche aussi à ses collègues d’avoir fait des estimations sans sources solides. Puisque bien sûr, le travail d’historien doit se fonder sur des témoignages concrets, écrits. Pas des suppositions. Dommage pour les Aborigènes, chez eux, on parlait beaucoup, mais on écrivait pas tellement. Du coup, impossible d’avoir leur point de vue. Heureusement, les colons de l’époque ont en revanche laissé pleins de journaux où ils expliquent à quel point ils sont gentils avec les autochtones. S’ils le disent, selon Windschuttle, c’est que c’est vrai. Normal.

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Et c'est malheureusement déjà la fin de notre remarquable débat d'aujourd'hui, intitulé je vous le rappelle: "Et si Keith Windschuttle était né en France et avait fait journalisme, serait-il devenu Eric Zemmour?". On se retrouve donc demain pour une nouvelle question essentielle: "Zac Efron est-il le Napoléon moderne?"

Keith explique aussi qu’il faudrait plutôt prendre en compte le nombre de Blancs tués par les Aborigènes. Parce qu’ils étaient selon lui, « agressifs ».[6] C’est clair qu’on leur avait juste pris leurs femmes, leurs enfants, leurs outils, leur gibier, et leurs terres. Y a vraiment pas de quoi faire un tel caca nerveux. On leur avait pourtant construit de belles réserves, avec de jolies cages autour ! En plus, indique t-il, comme les Aborigènes ne cultivaient pas leur domaine, il était légitime que les colons le prennent.[7] Faîtes gaffe à faire pousser un potager dans votre jardin, ou alors Keith va venir y planter ses carottes. Et ce serait bien fait pour vous, bande de feignasses.

Petit problème : si ce ne sont pas les Européens qui les ont tués, comment expliquer que la population aborigène ait été divisée par 10 depuis que les colons sont arrivés[8] ? Là, Windschuttle atteint un joli sommet de mauvaise foi, que ne renierait pas Frédéric Lefebvre lui-même. Selon lui, la population aborigène était de toute façon déjà en baisse avant l’arrivée des Européens. Les maladies, et les nombreuses morts violentes dues à leur « agressivité » n’auraient fait qu’accélérer l’inéluctable… Bref, les 50 000 ans où les Aborigènes avaient vécu paisiblement en Australie, c’était juste un gros coup de choune. On parle quand même de mecs qui ont pas su inventer le cricket…

Bref, Windschuttle demande à ses détracteurs d’arrêter confondre la réalité historique et leurs propres opinions politiques. Pour lui, l'Histoire doit rester un champ neutre. Pourquoi pas vieux, t’es historien, tu dois mieux savoir que les autres.

Mais dis, tu veux pas commencer par t’y mettre toi-même avant de taper sur tes copains ? Histoire de pas trop passer pour une buse?


[1] Aka le type qui a fait annoncer dans le journal de 20 heures de France 2 qu’Alain Juppé se retirait de la vie politique, alors qu’en même temps sur TF1, le maire Bordeaux annonçait exactement … le contraire. Depuis, bien fait pour lui, il est sur la TNT.

[2] Ou les « Guerres de l’Histoire ». D’ailleurs vous avez déjà remarqué que Star Wars, si on le traduit en français, donne « Les Guerres de l’Etoile », et non pas « la Guerre des Etoiles ». Non ? Bon, maintenant vous savez .

[3] Pendant près d’un siècle à partir de 1870 environ, les Européens se sont dit que quand même, les Aborigènes étaient un peu trop débiles pour s’occuper de leurs gamins, tout ça. Dans leur grande bonté, ils sont donc allés les voler littéralement à leurs mères pour les faire élever dans des familles blanches. Pratique formidable s’étant poursuivie jusqu’en 1970 ( !) où malheureusement de basses considérations humanistes ont mis fin à ce remarquable effort civilisateur. Vous le verrez d’ailleurs dans le Bonus.

[4] La Fabrication de l’Histoire Aborigène.

[5] Le Mythe des Massacres à la Frontière.

[6] Pour être exact, Windschuttle insiste sur le fait que les Aborigènes en Tasmanie n’étaient pas engagés dans une « Guerre » contre les colons, mais dans des opérations terroristes pour –chose ignoble !- voler les honnêtes commerçants européens. Et ces gentils anglais, ils les avaient prises à qui, leurs terres ? Windschuttle indique en outre que les Aborigènes ne connaissaient pas la notion de meurtre, ce qui empêchait tout dialogue. Ces abrutis finis n’étaient pas capables de comprendre que si on leur prenait tout, c’était pour leur bien. Franchement, à y regarder, c’est pourtant tout simplement évident. Ah, les cons.

[7] Théorie dite de la Terra Nullius, par laquelle on a justifié la colonisation de l’Australie, puisqu’après tout, les Aborigènes n’avaient même pas le mot « propriété » dans leur vocabulaire. Alors pourquoi se faire chier à leur apprendre ! Bon, cela dit, penser ça au XIXe siècle, vu le contexte culturel, n’était pas une preuve de stupidité. Soutenir la même idée en 2010, c’est un peu plus grave.

[8] Passant d’environ 250 000 en 1751, à moins de 30 000 aujourd’hui. Alors qu’ils étaient à eux seuls 100% de la population autrefois, les aborigènes n’en représentent plus que 2% des 20 millions d’Australiens. Mais plus de 30% de la population carcérale.


BONUS:

Heureusement les Aborigènes ont de l'humour. Beaucoup.  Comme le prouve ce documentaire vraiment bien trouvé. Attention cependant, ce n'est pas très fidèle à la réalité. Elle était bien pire.

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23 mars 2010

I SEE YOU...

MARRE DES PASSAGES A TABAC !

"Si j'avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirai la cigarette: on la jette plus facilement!" [Serge Gainsbourg]

L’autre jour, je matais un film danois sous-titré en allemand pour mon cours de Theory of European Cinema in the 20th century. Je me suis alors rendu compte qu’à continuer sur cette pente dangereuse, je risquais de devenir un intello lisant les Cahiers du Cinéma. Bientôt je ne jurerai plus que par les productions trop méconnues des réalisateurs albanais, et péruviens. Or, vu le prix des cinémas d’art et d’essai à Paris, j’en aurais été réduit à vendre ma collection de BDs et ma petite sœur. Les chef d’œuvres posthumes de Dragunarescu et Makazelev, ça se mérite. Du coup, je suis allé voir Avatar.

Si vous avez passé vos six derniers mois en Sibérie, ou dans la station Mir, Avatar est le film ayant battu le plus grand nombres d’entrées à sa sortie. Mieux que le plus grand naufrage de l’Histoire du cinéma, Titanic. L’intrigue, c’est Pocahontas, sauf que l’Indienne est devenue grande, bleue, et elle vit sur une autre planète. Son John Smith est handicapé et australien. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants, et ça finit pas trop mal. Voilà pour le scénario.

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Zoe Saldana, alias la ravissante Neytiri. L'avoir fichue en images de synthèse, un vrai gâchis.

Puisque je suis devenu un gros snob, je suis allé voir le film sur le plus grand écran cinéma du monde. Oui, il est à Sydney. Il est plus grand que ma maison, et permet de se rendre compte qu’au final, Avatar, c’est comme un papillon de nuit. C’est beau, très beau. Ca bouge, beaucoup. Et c’est con. Très très con. Pas si étonnant qu’il soit proposé dans mon cinéma Imax aux côtés d’une vidéo de Kelly Slaterou d’animaux en 3D dans la mer. C’est le même niveau. C’est aussi tout ce qu’on lui demande.

Ou presque. Car comme toujours, des chieurs ont quand même réussi à protester contre le message véhiculé par le film. Plus particulièrement contre Sigourney Weaver. Attention, fermez vos yeux d’horreur, il semblerait qu’en effet son personnage de Grace Augustine FUME DES CIGARETTES plusieurs fois ! Quelle horreur ! Cela méritait une sanction exemplaire, et SceneSmoking.org a frappé sans hésiter, décernant un terrible POUMON NOIR bien senti. On imagine les sueurs froides de James Cameron, si toutefois il a vu l’info entre ses différentes courbes de revenus.

BLABLABLA

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Mais qu'attend ce salaud de Sherlock Holmes pour arrêter les pipes?

BLABLABLA

Il est évident qu’on ne puisse que soutenir un acte si courageux. Quel dommage qu’il s’arrête au tabac ! Tous les jours, dans des films, des gens se droguent, mentent aux autres, et parfois même font l’amour sans préservatif. Pire, de temps en temps, des monsieurs tuent d’autres monsieurs. Il serait temps d’enlever ces mauvais exemples au plus vite, que les jeunes ne les suivent pas bêtement. C’est vrai, ils sont cons les jeunes. Déjà, ils passent tout leur temps sur Facebook en buvant de la vodka et en sniffant de la coke sans penser à leur avenir et au mariage. Sûrement la faute aux Minikeums. Alors si quelqu’un fume 30 secondes dans un film, vous pensez bien qu’ils feront pareil, ils ont que ça à foutre !

Non ! Plus de tabac, plus de meurtres, plus de vols, plus de viols, plus de drogues, plus d’adultère ! Adieu thrillers incitant à la violence, où parfois –incroyable subversion !- le méchant s’en sort ! Non, donnez nous des films gentils tous pleins, où les gens disent bonjour et merci, où le héros embrasse la mariée après l’avoir rencontrée à la guinguette. Ensuite, ils font une fête avec tout le monde car ils sont amis avec tout le monde, ils se font jamais de trucs vaches et personne il est méchant. Ils se mentent jamais car c’est pas bien. Il y a pas de clopes et d’armes parce que ça coûte cher et ça tue les gens.

Donnez nous des films qui montrent la vraie vie, quoi. Celle où quand les gens fument, la cigarette disparaît par magie, comme sur les affiches  de Coco avant Chanel dans le métro.

Et grouillez vous, bientôt je serai vieux, il sera trop tard.

BLABLABLA

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Autre victime de la loi Evin, Jacques Tati et son AFFREUSE PIPE, heureusement enlevée des affiches dans les métros. Bizarrement, le nombre de jeunes soufflant dans un moulin n'a pas augmenté depuis cette modification fort pertinente de la RATP. Le ridicule de l'entreprise, en revanche, un peu.

BONUS:

Dans le même genre, le dessin animé ci-dessous a été récemment censuré par le Ministère de l'Education, je vous laisse deviner pourquoi. Un film financé à hauteur de 3000 euros par ... l'Etat. Bien joué, les mecs.

Posté par Kernstav à 09:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]